Le fabricant aéronautique ASCO, victime de ransomware, interrompt sa production mondiale

  Posted On   By Bitdefender Team   Actualités de la cybersécurité

Le fabricant aéronautique ASCO, victime de ransomware, interrompt sa production mondiale

 

La société belge ASCO Industries, l’un des principaux fabricants de pièces d’avions civils et militaires, a été victime le 7 juin d’une attaque par ransomware qui a interrompu sa production dans le monde entier, écrit ZDNet. Les systèmes informatiques ayant été neutralisés, 1 000 employés sur 1 400 ont été renvoyés chez eux.

“Les employés de la société Asco à Zaventem sont au chômage technique pendant quelques jours parce que les serveurs d’entreprise ont été piratés. La société confirme avoir été victime d’une cyberattaque depuis vendredi. Une plainte a été déposée auprès de la police”, écrit la VRT (organisation flamande de radiodiffusion et de télévision). “Le procureur a déclaré qu’il y avait des traces de ransomware (ou rançongiciel) sur les ordinateurs, et que des pirates demandaient une rançon pour réactiver les ordinateurs bloqués.”

La société possède des usines en Belgique, en Allemagne, au Canada et aux États-Unis, ainsi que des bureaux au Brésil et en France. Une semaine plus tard, les usines sont toujours fermées et une enquête menée par des experts externes cherche à déterminer les dégâts réellement causés. L’infection s’est produite dans l’usine de production en Belgique, mais les installations des autres sites ont été fermées par mesure de précaution afin d’empêcher la propagation du ransomware sur l’ensemble du réseau.

ASCO Industries fabrique des pièces d’avion pour Airbus, Boeing, Bombardier Aéronautique, Lockheed Martin et le nouvel avion de chasse F-35.

La société a refusé de commenter l’état de l’infection, le versement possible d’une rançon pour restaurer les systèmes, ou encore la date de reprise de l’activité.

“Nous avons informé toutes les autorités compétentes de cette cyberattaque et avons fait appel à des experts externes afin de résoudre le problème”, a déclaré la directrice des ressources humaines, Vicky Welvaert, à la VRT. “Nous y travaillons actuellement de toutes nos forces.”