Google supprime 2,3 milliards d'annonces malveillantes, dont près de 60 millions d'escroqueries par phishing

  Posted On   By Rémi Virlouvet   Actualités de la cybersécurité

loupe google

 

Google vient de publier son rapport 2018 des publicités non conformes et, selon Scott Spencer, directeur de la viabilité publicitaire, 2,3 milliards de publicités ont été retirées pour violation de règles, soit près d’un milliard de moins que les 3,2 milliards de publicités détectées en 2017. De nombreuses publicités ont été rapportées en tant qu’arnaques par malvertising (malware advertising)  et phishing (hameçonnage) concernant les supports techniques, les prêts bancaires, les réparateurs de portes de garage et les revendeurs de billets… Le nombre total d’escroqueries par phishing étant de 58,8 millions.

Pour améliorer son activité publicitaire lucrative et mettre un terme aux arnaques, aux logiciels malveillants et au contenu abusif qui ont affecté la société, l’équipe de Google a bloqué les publicités malveillantes sur 1,5 million d’applications et 28 millions de pages. Le mérite de cet accomplissement revient au nouvel algorithme d’apprentissage automatique (machine learning) de la société, ainsi qu’à de sérieuses corrections manuelles.

Chaque mois, Google a supprimé 2 millions de pages non conformes contenant «du contenu dangereux et dégradant». Des annonces diffusées sur 8 700 pages contrevenaient à la politique de la société en matière de «discrimination et d’intolérance» publiée en avril 2017. Bien que le nombre de publicités mauvaises supprimées soit plus bas d’un milliard par rapport à l’année précédente, Spencer écrit que le nombre d’annonceurs et d’éditeurs qui ne respectent pas les règles a doublé, soit «un million de comptes d’annonceurs et 734 000 éditeurs et développeurs d’applications».

L’année dernière, Google a ajouté «28 nouvelles règles pour les annonceurs et 20 nouvelles pour les éditeurs afin de lutter contre les nouvelles menaces et d’améliorer l’expérience publicitaire en ligne», mais vient également de mettre à jour ses règles pour “traiter les annonces dans les produits financiers non réglementés ou spéculatifs tels que les investissements sans garantie, la crypto-monnaie, les marchés de change étrangers, les contrats sur la différence (avec un courtier en bourse), les paris en ligne et les jeux de hasard”, explique Spencer.