Une femme dissimulant des logiciels malveillants s'introduit dans le club privé de Trump en Floride

  Posted On   By Rémi Virlouvet   Actualités de la cybersécurité

logiciel malveillant sur clé usb d'espionne chinoisee

 

Une femme asiatique porteuse de logiciels malveillants a réussi à se faufiler à l’intérieur de Mar-a-Lago, le club privé du président Trump en Floride, écrit la BBC. Selon Samuel Ivanovich, agent des Services Secrets, Yujing Zhang, 32 ans, a affirmé se rendre à la piscine et a prétendu mal parler anglais.

Le personnel l’a prise pour une proche d’un membre du club, mais lorsqu’elle a atteint la réception, elle a déclaré se rendre à un événement de l’Association Sino-Américaine des Nations Unies. Cela a suscité des soupçons, car le complexe n’avait aucune trace d’un tel événement à cette date.

Elle a finalement été arrêtée pour avoir menti à un agent fédéral et avoir tenté de contourner la sécurité afin d’entrer dans «une zone réservée». La femme, qui n’avait même pas de maillot de bain, transportait en revanche deux passeports chinois, un disque dur, quatre smartphones et une clé USB infectée, selon les documents judiciaires.

Pendant l’interrogatoire, son anglais s’est soudainement amélioré. Elle «a librement et sans difficulté conversé en anglais avec l’agent qui a recueilli sa déposition» et «est devenue verbalement agressive».

“Zhang a démontré une connaissance approfondie de la langue anglaise et une capacité à converser et à comprendre même ses nuances les plus subtiles”, a écrit l’agent Ivanovich.

Les autorités ne savent pas quel était son plan ni comment elle comptait infecter l’infrastructure. Rien n’indique qu’elle a installé son logiciel malveillant sur un système.

Selon la plainte au pénal, elle aurait avoué avoir été chargée par un ami chinois appelé “Charles” de prendre l’avion depuis la Chine vers les États-Unis afin de participer à l’événement des Nations Unies et d’engager la conversation avec des membres de la famille de Donald Trump au sujet des relations économiques entre les deux pays. Elle aurait uniquement communiqué avec lui via «WeChat», la plate-forme de messagerie la plus populaire en Chine.

Si elle est reconnue coupable, elle risque jusqu’à 5 ans de prison.