Les employés en télétravail accèdent à plus de 8 URL à risque quotidiennement

  Posted On   By Bitdefender   Cybersécurité pour les entreprises

 

Lors de sa journée de travail, combien faut-il de temps de temps pour un employé pour accéder à un site potentiellement dangereux ? Selon une étude récente, moins d’une heure.

Les employés accèdent à environ 8,5 URL à risque par jour, soit environ 59 par semaine, selon les chercheurs de NetMotion. Cela représente plus d’une fois par heure au cours d’une journée de travail de 8 heures.

Au vu de la situation actuelle, NetMotion a tenté de répondre à une question bien précise : les employés posent-ils à leur entreprise un plus grand risque de cybersécurité à la maison qu’au bureau ?

L’étude rassemble des données anonymes sur le trafic réseau entre le 30 mai et le 24 juin, à la recherche de preuves d’utilisateurs essayant d’accéder à des contenus à risque, comme des URL qui seraient normalement bloquées par des pare-feu et autres outils de sécurité de l’entreprise qui surveillent le trafic réseau interne.

L’analyse révèle que les employés ont cliqué sur 76 440 liens qui les ont redirigés vers des sites Web potentiellement dangereux, tous visités depuis des appareils professionnels, en utilisant soit un Wi-Fi domestique ou public, soit une connexion de réseau cellulaire.

Les données ont également révélé les types d’URL à haut risque les plus couramment rencontrés. Dans l’ordre, des botnets, des sites hébergeant des malwares, du spam et des logiciels publicitaires (adwares), ainsi que des sites de phishing et de fraude en ligne. Un grand nombre, voire la plupart, de ces travailleurs à distance n’auraient pas pu accéder à ces contenus à risque s’ils avaient été connectés à des réseaux internes protégés.

 

Voici les conclusions importantes du rapport :

– Les employés, en moyenne, font face à 8,5 URL à risque par jour, ou 59 par semaine

– Les travailleurs à distance accèdent à environ 31 sites hébergeant des malwares par mois, ainsi qu’à 10 domaines de phishing

– Près d’un lien à risque sur cinq mène à des sites contenant du spam, des logiciels publicitaires ou des malwares

– Le phishing et les fraudes en ligne ne représentent que 4% des URL visitées

 

Les chercheurs mettent en garde sur le fait que de nombreuses entreprises n’ont aucune visibilité sur les activités qui se déroulent hors des réseaux internes, et qu’ils n’ont aucun moyen d’y remédier.