The Safe Nomad ep.2 : Vanessa Jater, Colombienne, et la formation accélérée en tout

publié par Laboratoires Antivirus Bitdefender, le 08 septembre 2017

Vanessa a 28 ans, or on lui donne bien 5 de moins. Peut-être est-ce grâce au yoga qu’elle pratique au quotidien, à son régime alimentaire rigoureux ou encore sa manière de penser, à la fois positive et éclairée. Ne s’agirait-il pas plutôt d’une combinaison de ces trois facteurs ? À vrai dire, Vanessa paraît tellement jeune qu’à notre première rencontre, je n’ai pas pu m’empêcher de lui demander si elle était autorisée à voyager seule, sans adulte accompagnateur. Elle a éclaté de rire et notre conversation s’est engagée dans la bonne humeur.

 

L’évasion d’une courtière

Durant ses 5 années d'études universitaires dans sa Colombie natale, Vanessa a étudié la finance et se rêvait en courtière ou trader Forex. Après avoir obtenu son diplôme, elle a décroché un poste de stagiaire au sein de la Chambre de commerce colombienne, en Espagne. Littéralement tombée amoureuse de ce nouveau pays, dans lequel elle vivait depuis an, il lui fallait néanmoins une raison valable pour être en mesure de prolonger son visa. C’est alors qu’elle a commencé à étudier le yoga, la PNL (programmation neuro-linguistique) et l’EFT (Emotional Freedom Technique). Ces trois années supplémentaires à l’étranger lui ont permis d’obtenir un aperçu du futur qui se dessinait pour elle.

 

Pendant son séjour en Espagne, Vanessa s’est séparée de son petit-ami et s’est acheté un aller-simple pour New Dehli, de manière très impulsive : elle ressentait le besoin de faire quelque chose d’un peu plus exotique. En Inde, elle a amélioré ses compétences en yoga, étudié la méditation, passé du temps en retraite Osho et offert ses services de bénévole au Népal pendant 3 mois.

 

 

De retour en Espagne en 2012, elle a fait la connaissance d’un groupe d’accompagnement spirituel en provenance de Russie, qui parcourait l’Europe occidentale. Devenue leur traductrice attitrée, elle a voyagé en Allemagne à leurs côtés, avant de partir en retraite au bord du Lac Baïkal en Russie, où elle a eu l’opportunité d’enseigner le yoga pour la toute première fois. Quelques anciens camarades d’Université ont participé à la retraite et, vu son potentiel, ont invité Vanessa à devenir le professeur de yoga résident d’un hôtel-boutique de luxe à Tulum, sur la Riviera Maya mexicaine. Elle accepta et passe un an au Mexique, travaillant d’arrache-pied pour faire des économies en prévision de ses futurs voyages. Pas encore l’envie de se poser.

 

À l’issue de sa première saison touristique complète, Vanessa a pris un avion, traversé l’Océan Atlantique pour visiter l’Espagne, la Suisse (où son père s’était installé entre-temps), le Liban (où quelques proches vivaient), et passé 50 jours de plus au Népal où elle a découvert la méditation bouddhiste. Là-bas, elle a rencontré une Française qui lui demanda : « Pourquoi retourner au Mexique ? Tu ferais mieux d’aller en Thaïlande. Il y a une île qui s’appelle Phangan que tu vas adorer ! » Nous étions en novembre 2016, et après un rapide passage en Suisse pour voir son père, suivi d’un voyage en Asie du Sud-Est – Bangkok, Singapour – elle a posé ses valises à Koh Phangan en début d’année.

 

 

Avec l’aide de mes amis nomades

Note personnelle : J’ai vécu à Koh Phangan pendant 18 mois entre 2009 et 2011 et je dois reconnaître que cette île possède tout ce dont on pourrait rêver : une nature incroyable, des plages magnifiques, de la bonne nourriture, une vie nocturne très animée et une ambiance unique, qui la rend très appréciée des personnes spirituelles et créatives. Si j’ai quitté cette île, c’est pour une seule et unique raison : la connexion Internet à l’époque était exécrable et je ne pouvais pas travailler correctement. Il me fallait au moins une demi-journée pour publier en ligne un article comme celui-ci.

 

En revanche, les choses se sont légèrement améliorées et depuis l’ouverture de l’espace de co-working Beachub en mars 2016, juste à côté de la plage Sri Thanu, Koh Phangan est devenue une destination de choix pour les nomades numériques. C’est ici que la transformation de Vanessa s’est opérée. Et c’est ici que je l’ai rencontrée, par une après-midi pluvieux.

 

 

« L’argent se faisait rare et mon patron au Mexique s’attendait à ce que je revienne, mais je sentais que j’avais bien plus à faire en Asie. En février (soit le moment où j’aurais dû retourner à Tulum), j’ai annoncé sur Facebook que j’allais diriger un cours de yoga en ligne, à compter du 9 mars. J’ai choisi cette date car elle semblait propice, sur le plan astrologique. J’avais prévu un programme sur 3 semaines, composé de méditation, yoga physique, exercices de respiration, et de théorie et philosophie sur le yoga. »

 

Une formation accélérée pour tout apprendre en un mois

« J’ai dû mettre en place une plateforme en ligne, créer et télécharger des vidéos, podcasts, supports de lecture ainsi qu’une assistance en ligne continue, afin de pouvoir être contactée par les élèves, au cas où ils auraient besoin de moi. Même si j’étais parfaitement apte à enseigner toutes ces choses dans la vie réelle, je n’avais pas les compétences techniques pour véhiculer mes connaissances sous forme de produit en ligne. Je n’avais pas non plus le budget pour embaucher des personnes compétentes. Je n’avais même pas d’appareil photo ! »

 

 

Les 30 jours suivants furent les plus agités de sa vie. Elle devait impérativement trouver de l’aide. Le personnel du Beachub l’autorisa à utiliser gratuitement ses locaux (ainsi que sa connexion Internet ultra-rapide), jusqu’à ce qu’elle soit lancée. Heureusement, des amis à elle vidéastes avaient besoin d'un modèle pour tester leurs nouveaux équipements. Elle a donc pu filmer des rushs, gratuitement qui plus est. Pour le reste, il fallait qu’elle s’acharne et apprenne par elle-même.

 

« Montage vidéo, montage audio, marketing par e-mail, marketing social, tracking des visiteurs, un peu de codage, et bien plus encore : j’ai dû apprendre tout cela, dans un laps de temps très court. J’ai passé des semaines entières en dormant seulement deux heures par nuit. Parfois, à 3 h du matin, j’étais la dernière personne au Beachub, à faire le poirier pour avoir un regain d’énergie. Plus le temps de dormir, ni de remettre à demain. 58 personnes étaient intéressées par mon programme et 18 s’étaient inscrites. Je me devais de fournir ce pour quoi je m’étais engagée. Ces 30 jours ont été une véritable formation accélérée en tout. »

 

 

L’aide précieuse des autres nomades numériques.

« Ces gens savent ce que c’est que de travailler dur. S’ils vous voient occupée derrière votre ordinateur, ils partent du principe que vous faites quelque chose d’important et ne vous dérangeront sous aucun prétexte. Mais s’ils voient que vous êtes inquiète ou que vous demandez conseil, ils bondiront de leur hamac pour vous venir en aide. J’ai beaucoup appris grâce à eux et je leur en suis très reconnaissante. »

 

Au final, ce programme de 3 semaines a rencontré un franc succès et Vanessa peut être fière d’elle-même : elle a construit un projet à partir de rien, acquis de nouvelles compétences, tout en gagnant un peu d’argent.

 

 

Et la suite ? Comment planifier sa liberté.

« J’ai envie de continuer à voyager. Il y a une retraite estivale en Estonie à laquelle j’ai très envie de participer, mais avant cela, j’ai envie de me pencher sur mon cours de yoga afin de l’améliorer. Je ne le perçois plus comme une source de revenus, mais comme un outil d’auto compréhension et d’évolution. »

 

« Ma famille, bien que voyageuse et actuellement répartie aux quatre coins du monde, aime tout prévoir à l’avance, jusqu’au moindre détail : du lieu de leurs prochaines vacances, aux livres qu’ils vont lire cette année. Je suis très différente et je dois admettre que ma vie est pleine d’incertitudes, car je ne sais jamais ce que je ferai après. Mais je ne me plains pas : regardez autour de vous, c’est magnifique ! La plage, l’océan, les arbres et les fleurs, le chant des oiseaux... Quelle chance nous avons d’appeler tout ça notre “lieu de travail”. Nous devrions avancer dans la vie avec joie, quiétude et pieds-nus. »

 

 

Qu’est-ce qui a permis à Vanessa de mener ses projets, tout en se sentant protégée ?

« Ces derniers mois, je me suis beaucoup rapprochée de la méditation, qui m’a apporté paix intérieure, équilibre et m’a aidée à faire confiance à mon intuition. Quand je commence à avoir peur de l’avenir, je médite : je m'assieds et je me parle, j’écris tout ce que je ressens et j’examine d’où vient le problème et la manière dont je devrais le résoudre. »

 

« Vous savez, tout ce que nous avons “à vendre” correspond à une partie de nous que nous acceptons de donner au monde. Nous devons clarifier nos intentions : qu’est-ce que nous donnons réellement et pourquoi ? Pour ma part, je veux développer un moyen de partager les meilleures choses que j’ai apprises, afin d’améliorer la vie d’autrui. Si mes intentions sont entièrement pures, totalement exemptes de cupidité ou de vanité, je suis convaincue que peu importe ce que j’ai à donner au monde, ce sera parfaitement bien compris et reçu. C’est ce qui me rassure. »

 

« Peut-être que je ne ferai pas ça toute ma vie. J’aurai certainement besoin de mon propre chez-moi, un jour ou l’autre. Mais avant de m’installer, j’ai besoin de me rendre utile, de construire quelque chose, en mon for intérieur, où mon âme se sentira chez elle. »

 

La pluie s’est arrêtée et le soleil tropical laisse entrevoir son sourire, au milieu des nuages épars, comme s’il avait été le témoin de notre conversation. Je retire mes claquettes et je marche le long de la plage jusqu’à ma cabane, heureux, calme et pieds-nus.

 

Voici un aperçu des magnifiques paysages tropicaux de la Thaïlande et deux de ses hubs numériques.

 

Par Brad FLORESCU

Laboratoires Antivirus Bitdefender

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