Deep Web, Darknet, et autres trucs : la face cachée du Web

publié par Laboratoires Antivirus Bitdefender, le 07 October 2013

Internet. On ne le présente plus, même si on a tendance à oublier le nom de son créateur – rappelez-le moi, d’ailleurs ? Mais en dehors des réseaux sociaux populaires, des blogs culinaires, des sites de e-commerce, etc., bref, du côté guilleret du Web, il y a la face cachée de l’iceberg. Il s’agit d’un Web invisible, parfois sombre, que l’on nomme d’ailleurs couramment Deep Web. Enfilez votre scaphandre, on vous emmène dans les méandres 2.0…

I. Le Web invisible est-il malsain ?

Lorsqu’on aborde le sujet du Web invisible, on a tendance – et c’est justifié – à s’imaginer un Web totalement hors de contrôle, une espèce de jungle 2.0 où pullulent les contenus illégaux. Mais c’est sans compter une autre catégorie de pages Web invisibles à l’œil nu : le Web tout simplement non indexé par les moteurs de recherche.

Deep Web

Le Deep Web (« web profond ») concerne les pages qui refusent l’indexation par les moteurs de recherche, les pages non comprises (à cause du format des données) ou les pages qui ont subi une erreur technique et se retrouvent perdues dans un trou noir virtuel, par exemple.

Le Deep Web sert également aux gouvernements, scientifiques, etc. pour discuter « librement ». Leurs communications ne sont pas anonymes, mais elles sont en revanche cryptées.

Selon certains spécialistes, le Deep Web représenterait entre 70 et 75% de tout le Web.

« Darknet », un réseau pas si sombre… ou presque

A l’origine, on appelait darknet tout réseau qui n’était pas en relation avec l’ARPANET – l’ancêtre d’Internet développé par le DARPA (Department of Defense’s Advanced Research Projects Agency). Par définition, un darknet est donc un réseau inaccessible publiquement, la connexion se fait entre pairs de confiance.

Mais de nos jours, au fur et à mesure d’amalgames, les définitions se rejoignent : ce qui est de l’autre côté du Web en surface, mis à part le Deep Web, touche à l’illégalité.

II. Le Web sombre

Un Web inaccessible

Quoi qu’il soit, ce Web sombre est extrêmement bien caché : pour accéder aux pages, il faut un navigateur spécial et il faut surtout connaître l’adresse de destination – les moteurs de recherche n’y existent presque pas. La navigation est lente, le chargement des pages peut atteindre plus d’une minute, voire ne jamais aboutir. C’est un réseau qui se veut anonyme, chaque connexion passe par de nombreux nœuds (nodes) avant d’atteindre la cible.

Pour quel contenu ?

Les contenus sont divers et variés, ce Web est partagé entre les défenseurs de la liberté d’expression (qui se servent également de darknets) et les activités illégales. C’est un bon moyen pour les activistes de pays surveillés de s’exprimer, d’échanger, de manière anonyme, et aussi une place de marché hors du commun : achat de produits contrefaits, drogue, contenu pédopornographique, embaucher un tueur à gages (!), etc., le commerce connaît peu de limites.

Outre le fait que les techniques d’anonymisation soient discutables, ce n’est pas parce que vous avez trouvé une fausse Rolex à bon prix qu’elle vous sera envoyée : les sites d’arnaques sont légions, et c’est fortement compréhensible – à qui les clients iraient-ils se plaindre ?

La place de marché Silk Road  - (c) Wikimedia

Ci-dessus la place de marché Silk Road, fermée il y a peu par le FBI.

Conclusion

Vous l’aurez compris, le Web invisible est un monde parallèle bien à part, souvent peu utile à la majorité des internautes. De plus, nous avons bien assez de quoi faire avec le Web de surface – d’ailleurs, avez-vous retrouvé le nom de l’inventeur d’Internet ?

Cet article a été rédigé par David Sygula avec le concours des Malwares Analysts des Laboratoires Bitdefender en France.

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